Ce sont les
mesures des distances stellaires qui ont ouvert la voie à
l'étude des magnitudes.
Suivant une tradition fort ancienne établie par Hipparque au
deuxième siècle avant J.-C., les étoiles sont divisées en
cinq groupes ou magnitudes stellaires. Les étoiles les plus
brillantes, c'est-à-dire celles qui apparaissent aussitôt
après le coucher du soleil, sont considérées comme étoiles
de premières magnitude, tandis que les étoiles les plus
pâles, encore visibles à l'œil nu, sont des étoiles de
cinquième magnitude. On croyait alors que les étoiles les plus
brillantes étaient aussi les plus grandes ; la réalité n'est
pas aussi simple, mais on continue à employer le terme de
magnitude pour exprimer l'intensité de l'éclat
stellaire.
L'échelle
d'aujourd'hui diffère de celle d'Hipparque aussi bien par sa
composition que par sa définition. Les étoiles les plus pâles
visibles sans télescope sont de la cinquième ou sixième
magnitude, et avec un télescope de 114 mm, il est possible de
discerner des étoiles de douzième magnitude.
D'après l'échelle, un degré de magnitude correspond à une
différence d'éclat de 2.512 fois. Une étoile de troisième
magnitude est donc 2.5 fois moins brillante qu'une étoile de
deuxième magnitude. A l'autre extrémité de l'échelle se
trouvent les étoiles les plus brillantes. Par exemple,
l'étoile la plus brillante du ciel d'été, Véga dans la
constellation de la Lyre, est de magnitude zéro. Dans le cas d'objets
encore plus brillants, la magnitude est exprimée négativement.
Sirius, par exemple, a -1.4 Vénus -4.6, la pleine Lune -13.6
et le Soleil -26.8.
Ces magnitudes sont appelées magnitudes apparentes et sont
désignées par la lettre m à côté du nombre. Sur les cartes
célestes, les étoiles de différentes magnitudes sont
généralement représentées par des disques de diamètres
différents. Dans ce cas le terme "d'apparente" est
particulièrement important, car une étoile peut nous sembler
très brillante simplement parce qu'elle est située à
proximité de la Terre, tandis qu'une autre sera à peine
visible, car elle est très éloignée.
Pour comparer
l'éclat des étoiles, on dispose également d'un autre critère
plus fiable, la magnitude absolue M, déterminée par des
calculs basés sur la magnitude apparente de l'étoile et sa
distance à la Terre, et indiquant quel serait l'éclat de
l'étoile si elle se trouvait à une distance de 10 parsecs
de
la Terre.
| Source : ASTRONOMIE, guide de
l'amateur. A.Rükl. Gründ |