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Les
astres errants
Suivez les chercheurs d'exoplanètes!
En 1995, les astronomes Michel Mayor et Didier Queloz découvrent la première
planète extrasolaire. Depuis, ils traquent les mondes exotiques du cosmos
dans les grands observatoires du désert de l’Acatama au Chili. Ce film
Les astres errants est le récit de la recherche de planètes semblables
à la Terre, celle de la vie dans l’Univers et dresse un portrait
palpitant du métier d’astronome.
La critique de Ciel & Espace (N° 405 - Février 2004):
En 1995, deux astronomes de l’observatoire de Genève annonçaient au
monde la détection de la première exoplanète — c’est-à-dire une
planète en orbite autour d’une autre étoile que notre Soleil.
Extraordinaire. Qu’on y songe : par son existence même, la nouvelle
venue bousculait les modèles de formation du Système solaire (elle
tournait autour de son étoile beaucoup trop vite et beaucoup trop près),
inaugurait une nouvelle branche de l’astronomie (la recherche et l’étude
des planètes de notre galaxie) et attestait de la pluralité des mondes.
C’était une immense découverte, dont il n’est pas sûr que nous
mesurions encore pleinement la portée. À l’origine de cette lame de
fond, les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz restent finalement peu
connus du grand public. Qui sont ces scientifiques dont les noms
figureront sans doute un jour dans les livres d’école? Pour répondre
à cette question, Franck Schneider les a suivis des mois durant avec sa
caméra. Et le résultat est une réussite. Car en plus de nous entraîner
dans le quotidien hors norme de ces chasseurs d’exoplanètes — nous
voyageons avec eux de Genève à Santiago, de l’observatoire de
Haute-Provence aux hauts plateaux chiliens —, ce documentaire est un
beau portrait du métier d’astronome. Sans doute la personnalité des
deux découvreurs y est-elle pour quelque chose : tous deux sont éminemment
sympathiques et éprouvent visiblement beaucoup de plaisir à faire leur
travail (comptez le nombre de fois où vous verrez Didier Queloz hilare!).
Mais il y a autre chose. Dans la salle de contrôle d’un grand télescope,
le spectateur devine la solitude des longues nuits d’observation, tout
comme l’incroyable ampleur de la tâche. En salle blanche, on s’inquiète
des problèmes de fabrication du détecteur de planètes Harps. Et l’on
vit un peu plus tard la joie de la “première lumière” à La Silla.
On s’interroge aussi sur le processus de la découverte initiale
(“Pourquoi ai-je songé à une planète ?” semble se demander Didier
Queloz). Puis on se projette dans l’avenir : “Je suis sûr que d’ici
dix ans nous aurons une liste de planètes semblables à la Terre,
explique Michel Mayor. Et je suis intimement persuadé que nous aurons des
surprises.” Le rendez-vous est pris. Espérons qu’il suscitera un
autre film de cette qualité!
Film de Franck Schneider en support DVD Vidéo de 57mn.
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